Formée à

l'Institut des Sciences de la Famille

et titulaire de

l'attestation de qualification au

conseil conjugal et familial

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Un conseiller conjugal va-t-il me déculpabiliser ?

24/04/2017

Le sentiment de culpabilité, lorsqu'il nous habite, peut nous ronger sans répit.

 

En tant que conseillère conjugale et familiale, je ne vais ni vous dire que vous êtes coupable, ni vous dire que vous êtes innocent(e) de cette culpabilité que vous ressentez.

 

Je vais d'abord vous permettre d'exprimer ce que vous ressentez, et de me parler de la situation qui en est la cause.

 

Une personne extérieure ne peut pas vous déculpabiliser, vous seul(e) le pouvez. Mais une conseillère conjugale peut vous accompagner dans le cheminement que vous devez vivre pour ne plus être écrasé(e) par ce sentiment.

 

De plus, le fait même de pouvoir parler à une personne à l'écoute et bienveillante, qui ne vous juge pas, peut déjà commencer à vous libérer de ce sentiment lancinant.

 

 

Pour en savoir plus sur le sentiment de culpabilité

 

Ces sentiments de culpabilité ont plusieurs origines possibles, très différentes. 

 

  • Je peux me sentir coupable parce que j'ai objectivement mal agi.  Ex : j'ai volé de l'argent ;
     

  • Je peux me sentir coupable des conséquences d'une erreur, que j'avais faite sans penser à mal. Ex : J'ai cru des mensonges que quelqu'un m'avait dits au sujet d'un ami, et je lui ai fait la tête alors qu'il était innocent ;
     

  • Je peux me sentir coupable parce que mes besoins, ma santé peut-être, ma fragilité, ma peur, m'empêchent de faire ce que les autres attendent de moi, ce que je voudrais pouvoir faire pour les aider, ou tout simplement pour me sentir digne de respect ;
     

  • Je peux me sentir coupable à cause d'un hasard, parce que j'ai fait quelque chose qui a provoqué un mal, sans faute de ma part. Ex : je roulais en voiture, j'ai choisi de prendre un itinéraire inhabituel, un enfant a surgi sans que je puisse le prévoir, et je l'ai blessé ;
     

  • Je peux me sentir coupable des difficultés que vivent les personnes dont je suis responsable, sans faute de ma part. Ex : mon enfant est en échec scolaire ou un de mes patients a une aggravation de son état ;
     

  • Je peux me sentir coupable des malheurs qui m'arrivent à moi-même, sans que j'en sois responsable. Ex : Je suis toujours célibataire, après avoir vraiment essayé de trouver des solutions, ou bien j'ai une maladie invalidante, et je ressens de la culpabilité d'être dans cette situation ;
     

  • Je peux me sentir coupable parce qu'un proche me culpabilise. Ex : « C'est parce que tu as décidé de travailler à l'étranger que je suis en dépression. » ;
     

  • Je peux me sentir coupable parce que la société dans laquelle je vis désapprouve mes choix. Ex : Une jeune maman peut se sentir coupable de confier son enfant à une nounou, ou bien elle peut se sentir coupable de délaisser sa carrière pour s'occuper de son enfant ;
     

  • Je peux me sentir coupable dans le cadre d'un deuil. Ex : Je pense que j'ai trop peu consacré de temps à mon père avant sa mort ;
     

  • Je peux me sentir coupable à l'occasion d'une agression. Ex : je pense que j'ai dû faire quelque chose qui a provoqué l'agresseur à s'en prendre à moi ;
     

  • Je peux me sentir coupable, parce que je pense avoir mal agi, mais les valeurs que j'ai transgressées sont peut-être discutables. Ex : Je me sens coupable d'avoir refusé certaines pratiques sexuelles demandées par mon conjoint ou mon copain. Est-ce que je suis coincée ou est-ce que j'ai le droit de demander que mes propres désirs soient respectés ?   
     

  • Je peux me sentir coupable parce que j'ai fantasmé un acte mauvais, sans l'accomplir. Ex : J'ai eu le désir de tuer un parent ou un enfant.

 

Bien d'autres raisons peuvent entraîner un sentiment de culpabilité, sans qu'il y ait une culpabilité réelle

 

 

Nous pouvons distinguer trois types de sentiments de culpabilité, face auxquels il faudrait réagir différemment : la culpabilité responsabilisante, la culpabilité maturative et la culpabilité écrasante

 

 

La culpabilité responsabilisante

 

Cette culpabilité peut se manifester par rapport à nos choix, et par rapport à nos actes mauvais. Elle est un appel à notre responsabilité.

 

Il est bon de faire des choix, si nous ne voulons pas passer à côté de notre vie. Chacun de nos choix nous ouvre des possibles, et en ferme d'autres. Les options dont nous nous privons par nos choix, nous en aurions aussi été privés si nous n'avions fait aucun choix. Chacun de nos choix, chacune de nos décisions a des conséquences. Certaines peuvent, par certains côtés, nous faire du mal ou faire du mal à autrui, d'une manière prévisible ou imprévisible.

 

Par exemple : j'ai choisi telles études, telle formation professionnelle, sans que quiconque ait fait pression sur moi, et cela ne me permet pas d'accéder aux emplois que j'aurais espéré.

 

Être pleinement humain, c'est prendre acte de sa propre responsabilité. Je pourrais reprocher à mon conjoint ou à mes parents de m'avoir laissé choisir cette voie. Je pourrais tout arrêter pour pleurer sur mon erreur, mais mieux vaut en prendre acte et chercher comment aller de l'avant. Cela peut demander du temps, il est normal que la souffrance ou la déception nous écrase dans un premier temps. Mais pour mon propre bonheur, il faudra qu'un jour j'assume pleinement la responsabilité de mes propres choix.

 

Je peux aussi ressentir cette culpabilité pour avoir fait du mal à quelqu'un. Par exemple : j'ai pris le volant après avoir trop bu, et j'ai causé un accident par lequel quelqu'un est maintenant handicapé. Une telle situation est très difficile à assumer. Pouvoir en parler sans être jugé est déjà un premier pas énorme.

Il est normal et sain de ressentir de la culpabilité lorsque l'on a mal agi, à condition que ce soit un sentiment qui nous aide à mûrir et non qui nous détruise. Il est bon de s'engager sur le chemin du pardon à soi-même.

 

 

La culpabilité maturative

 

Dans certaines situations traumatisantes, le sentiment de culpabilité fait partie d'un processus psychique nécessaire. Dans une situation de deuil, de traumatisme ou d'agression, le sentiment de culpabilité peut être une étape nécessaire pour supporter la violence de la souffrance, et moins se sentir dépossédé de sa vie. Ce sentiment de culpabilité peut être une aide pour se relever, un instrument de travail. Mais il n'est pas bon d'y rester enfermé.

Par exemple, s'accuser injustement de ne pas avoir fait ce qu'on aurait pu pour un être cher décédé, peut être un stade normal du travail de deuil, à condition que ce sentiment nous aide à avancer plutôt que de nous enfoncer dans le désespoir.

 

 

La culpabilité écrasante

 

La culpabilité qui m'enfonce, qui me fait perdre toute estime de moi-même, qui provoque en moi la peur d'être confronté(e) à la vie, n'est ni responsabilisante, ni utile. Elle est destructrice.

 

Là encore, ce ne sont pas des paroles extérieures qui peuvent en libérer : « Mais non, ce n'est pas de votre faute ! ». La personne qui souffre de ce sentiment doit cheminer par elle-même, mais elle a souvent besoin d'un accompagnement.

 

Dans certains cas, un conseiller conjugal et familial pourra vous conseiller de consulter aussi un psychothérapeute.

 

 

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Catherine Cantenot,

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