Formée à

l'Institut des Sciences de la Famille

et titulaire de

l'attestation de qualification au

conseil conjugal et familial

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Non, votre souffrance n'est pas dérisoire

20/11/2017

J'ai vécu plusieurs années en Thaïlande et en Inde, avec des personnes en situation de grande précarité et de grandes souffrances.  À mon grand étonnement, certaines personnes rencontrées ensuite en France avaient honte de me parler de leur propre souffrance, même très profonde, la trouvant dérisoire à côté des souffrances que j'avais rencontrées dans ces pays.

 

Peut-être pensez-vous que ce qui vous rend triste, ce qui est un poids pour vous, ce qui vous donne un sentiment d'injustice, ce qui vous enlève goût à la vie, ce à cause de quoi vous vous sentez à l’écart des autres, ce qui vous cause une douleur intérieure, ce qui vous donne envie de pleurer ou de ne plus voir personne, ce qui vous angoisse, ce qui vous épuise, ce qui vous manque... n'est pas digne d'être appelé « souffrance » ?

 

Peut-être quelqu'un, ou plusieurs personnes, vous ont-elles dit : « Tu n'as pas le droit de te plaindre ! », parce que vous avez de l'argent, ou bien que vous êtes en bonne santé, ou bien que vous êtes en couple, ou bien que vous avez déjà un enfant, ou bien parce que vous avez un travail stable, ou encore parce que vous n'avez pas le cancer...

 

Peut-être aussi avez-vous un proche qui porte une très grande souffrance : une grave maladie, un deuil... à côté de laquelle vous pensez que vous n'avez pas le droit de dire que vous souffrez.

 

Pourtant, chaque personne est unique, et chaque personne a autant de valeur que les autres. Si votre souffrance est moins effrayante que celle de quelqu'un d'autre, cela ne vous enlève pas le droit de vous plaindre, de pleurer et de demander de l'aide. Vous aussi avez besoin d'être écouté(e), et si vous pensez que vous n'en valez pas la peine, c'est encore une souffrance supplémentaire que de croire cela.

 

Parfois, le seul fait de reconnaître que la souffrance que l'on porte est une vraie souffrance peut être un premier pas pour devenir capable d'avancer. Une souffrance qui n'est pas reconnue par l'entourage peut être plus destructrice pour la personne qu'une souffrance bien identifiée.

 

Bien sûr, être centré sur sa souffrance et se plaindre sans cesse n'est pas bon pour notre vie. Mais si on n'arrive pas à se relever d'une épreuve, ce n'est généralement pas par mauvaise volonté. Il est bon d'essayer d'apprendre à voir les éléments positifs de notre vie, il est bon d'être reconnaissant pour ce que nous recevons de bon de la part des autres. Il est bon d'essayer d'avancer plutôt que de repenser toujours au passé. Mais si on n'y arrive pas, c'est peut-être que l'on a besoin de soutien, d'être reconnu(e) dans sa souffrance, de se sentir aimé.

 

Mon expérience en Thaïlande et en Inde ne m'a pas appris à mépriser les personnes humaines qui vivent en Occident, bien au contraire. La souffrance des personnes rencontrées en Thaïlande m'a fait découvrir que les êtres humains sont fondamentalement les mêmes, où qu'ils soient : il ont besoin d'être aimé et sont capables d'aimer, ils ont besoin de se sentir reconnus, ils souffrent de se sentir méprisés ou humiliés, ils souffrent si leurs proches ne leur montrent pas d'amour, ils souffrent si personne ne les écoute, s'ils sont seuls, si on leur crie dessus, ils souffrent parce qu'ils ressentent de la jalousie, de la colère, de l'angoisse, du dépit, de l'envie, de la haine, de la nostalgie...

 

Chaque personne compte et les souffrances ne doivent pas être comparées. Chaque personne est différente et les mêmes événements ne sont pas du tout vécus de la même manière par chacun. Si vous vous interdisez de reconnaître que vous souffrez, parce que quelqu'un d'autre souffre plus gravement que vous, alors vous resterez figé(e), vous ne vivrez pas ce que vous avez à vivre pour avancer dans votre vie. La personne qui vit quelque chose de très grave, une maladie dont elle va bientôt mourir par exemple, cette personne a un chemin à vivre, un chemin qui donne sens à sa vie quelle que soit la longueur de sa vie. Si cette personne avance sur ce chemin, alors que vous ne vivez pas votre vie, peut-être êtes-vous la personne qui a le plus besoin d'aide.

 

Si vous n'avez personne dans votre entourage qui soit capable d'accueillir et d'écouter ce que vous avez à dire, il existe des professionnels dont le métier est de vous soutenir. Les conseillers conjugaux et familiaux en font partie, et il existe aussi des services téléphoniques accessibles 24h/24 comme SOS amitié (09 72 39 40 50) ou SOS prière (par des chrétiens) (09 72 30 29 99).

 

 

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Catherine Cantenot,

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