Formée à

l'Institut des Sciences de la Famille

et titulaire de

l'attestation de qualification au

conseil conjugal et familial

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Je suis en couple et je me sens seul(e)

08/05/2017

Au fait de se sentir seul(e) tout en vivant en couple, on peut trouver plusieurs causes très différentes. Ne pensez pas trop vite qu'il s'agit de la première !

 

 

1. Un désengagement du conjoint par rapport au lien amoureux

 

Une explication possible de ce sentiment de solitude peut être le fait que votre conjoint ne partage plus votre amour, et ne cherche plus à nourrir le lien qui existait entre vous.

 

Cela peut se produire si votre conjoint a un investissement affectif avec une autre personne, s'il envisage de tourner la page de votre relation, ou s'il ne ressent plus d'attachement envers vous mais souhaite tout de même vivre avec vous parce que cela l'arrange.

 

Attention, avant de tirer de telles conclusions, il faut des preuves concrètes ! Beaucoup de choses peuvent expliquer une distance apparente du conjoint, qui peut tout simplement être envahi par des soucis qui l'absorbent entièrement.

 

 

2. Le couple passe par une crise

 

Les conjoints peuvent s'aimer vraiment, et néanmoins passer par une crise qui peut rendre difficiles les relations des conjoints entre eux.

 

3. La nécessité d'un réajustement dans le couple tenant compte des besoins de chacun

 

Communiquez-vous dans votre couple au sujet de vos besoins ?

 

Les besoins de l'un et l'autre peuvent être très différents, un membre du couple peut sentir un grand manque affectif alors que l'autre va étouffer... Si vous vous aimez, vous serez prêts à dialoguer pour voir comment trouver un équilibre où chacun se sentira bien.

 

Pour l'un, les gestes physiques de tendresse seront essentiels, pour l'autre les temps de discussion ensemble... L'un aspirera à tout faire ensemble tandis que l'autre aura besoin de temps de solitude ou de voir des amis hors du couple.

 

Dans certains couples, les besoins affectifs sont très similaires, tandis que pour d'autres des efforts seront nécessaires des deux côtés pour pouvoir tenir.

 

Mais le premier pas essentiel est la communication, la compréhension des besoins de l'autre. Une fois que l'on a exprimé son manque, son besoin, son désir, et que l'autre l'a entendu, tout commence déjà à être plus facile à supporter.

 

 

4. Le sentiment normal de solitude lié à la fin de la période fusionnelle

 

Au XXe siècle, alors que les mariages arrangés et la vie en famille élargie, avec plusieurs générations sous le même toit, avaient presque disparus, l'attente et l'espérance des célibataires par rapport à la vie de couple sont devenus démesurés. 

 

Certains, qui sont célibataires contre leur gré, sont d'autant plus amers par rapport à leur situation, qu'ils considèrent que les personnes en couple qui les entourent ont trouvé définitivement le bonheur. Ils pensent être du mauvais côté d'un monde où il y a ceux qui goûtent la joie de l'amour d'un côté, et ceux qui sont seuls de l'autre.

 

Le couple qui se forme pense que cette relation doit être la source d'un bonheur intense, et peut-être même la seule source de bonheur. 

 

Du fait d'une attente aussi intense et absolue, les personnes qui se marient ou qui se mettent en couple ont beaucoup de mal à accepter les imperfections de leur vie de couple, et en particulier elles peuvent être décontenancées de ressentir de la solitude en vivant à deux, et en s'aimant ! 

 

Ce genre de difficulté peut être perçu comme une anomalie, et aboutir à une séparation basée en fait sur un malentendu par rapport à ce que nous pouvons attendre de la vie de couple. Si une telle erreur est à l'origine de la séparation, alors le problème se renouvellera en formant un nouveau couple, tandis que le premier couple aurait peut-être pu être source de beaucoup de bonheur, en comprenant mieux la cause des frustrations. 

 

Nous avons tendance à attendre de nos plus proches, et spécialement de notre conjoint, qu'ils comblent nos manques profonds. 

Les manques qui sont en nous sont une bonne chose. Si nous nous suffisions à nous-mêmes, il n'y aurait pas de place pour l'autre dans notre vie, et donc pas de possibilité de bonheur. On ne tombe pas amoureux sans un manque à combler.

 

Par ailleurs, il est normal, au tout début d'une vie de couple, de rechercher une certaine fusion, et de vivre dans l'illusion que l'autre nous comble. C'est la période normale d'idéalisation de l'être aimé, où les amoureux deviennent naïfs et nient tout défaut de leur bien-aimé, quand bien même ces défauts sauteraient aux yeux de tout l'entourage.

 

Cette idéalisation fusionnelle au début d'une relation n'a rien d'inquiétant ni de malsain. Si cette idéalisation durait toujours, s'il y avait un refus constant d'admettre que le bien et le mal cohabitent dans le conjoint, ce serait un signe inquiétant par rapport à l'équilibre psychique de la personne refusant de voir la réalité.

 

Aimer vraiment quelqu'un, cela veut dire l'aimer avec ses faiblesses, ses défauts et ses insuffisances. Celui qui cherche la perfection devra alterner sans fin passions et ruptures.

Aimer vraiment l'autre, cela veut dire aussi accepter de ne pas chercher en lui seul à combler le manque que je porte en moi. Cela veut dire aussi qu'il est bon, en couple, d'accepter que chacun cherche aussi de la joie dans d'autres amitiés et d'autres centres d'intérêts.

 

 

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