Formée à

l'Institut des Sciences de la Famille

et titulaire de

l'attestation de qualification au

conseil conjugal et familial

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Je gâche mon adolescence

25/10/2017

Le sentiment de gâcher son adolescence est assez commun chez les adolescents du XXIe siècle. Dans des temps plus anciens, et dans bien d'autres cultures, il n'existe pas d'adolescence, et les responsabilités tombent sur la tête des jeunes aussi tôt que possible.

 

En Occident, le sentiment d'exclusion que vivent un certain nombre d'adolescents est une souffrance très profonde, qui blesse leur image d'eux-mêmes. Certains ont l'impression qu'ils ne pourront jamais rattraper le bonheur qui leur échappe.

 

Les ados qui pensent gâcher leur vie souffrent souvent de n'avoir jamais vécu d'histoire d'amour, d'avoir du mal à se faire des amis, de ne pas se faire inviter par les autres, de faire fuir les autres à cause de leur timidité, de ne pas être comme les autres.

 

Certains se plaignent aussi de subir des moqueries. Attention, à partir d'un certain degré de méchanceté des moqueries, et dès qu'il y a de la violence ou des menaces, on parle de harcèlement scolaire, et là c'est un tout autre problème. Ne vous laissez pas détruire sans vous faire aider ! Consultez le site du gouvernement concernant le harcèlement scolaire, et appelez le numéro vert dédié « Non au harcèlement » : 3020.

 

Si, en plus de vous sentir seul parmi les autres, vous avez aussi des idées suicidaires, vous n'êtes plus intéressé par rien, vous sortez de moins en moins, vous êtes anormalement fatigué, vous avez l'impression de ne pas être réel, peut-être souffrez-vous de dépression. Dans ce cas aussi il faut absolument vous faire aider, et dans tous les cas où vous avez des idées suicidaires. Il serait bon de consulter un psychothérapeute. Si vous n'arrivez pas à en parler à vos parents, adressez-vous à l'infirmière de votre collège/lycée, ou même demandez conseil à un prof en qui vous avez confiance.

 

Si vous n'êtes pas dans une de ces terribles situations, votre souffrance n'en est pas moins terrible. Penser que l'on gâche sa vie est un sentiment désespérant.

 

 

Les autres sont épanouis

 

Je pense que la première question à se poser, c'est : est-ce que les autres ados sont vraiment plus heureux que vous ? Sont-ils vraiment le modèle dont vous voudriez vous inspirer ?

 

Pensez-vous que la vie de couple fasse toujours le bonheur ? Par exemple, aimeriez-vous être en couple avec quelqu'un dont le but ne serait pas de vous donner de l'amour, mais de pouvoir dire qu'il ou elle n'est plus vierge ? « L'amour » est souvent égoïste, l'un(e) utilisant l'autre comme un moyen de se valoriser aux yeux des autres ou de faire des expériences. Et si au contraire c'est du sérieux, qu'il y a vraiment de l'amour, cela peut se terminer avec un cœur brisé.

 

Alors, dites-vous, même s'ils n'ont pas encore trouvé le bonheur, au moins ils auront fait des expériences, découvert la vie... Mais pour certains ils auront aussi déjà commencé à se dégoûter de l'amour, alors que l'amour, entre deux personnes capables de chercher le bonheur de l'autre, peut être si beau.

 

Il existe de très belles histoires d'amour adolescentes, et même des couples adolescents qui durent toute la vie (c'est vraiment rare). Mais si vous voyez des ados en couple, et même s'ils rigolent, cela ne veut pas forcément dire qu'ils sont heureux.

 

Les jeunes qui s'acceptent mutuellement dans un groupe souffrent certainement moins que vous, mais sont-ils heureux ? Pour entrer dans le moule, beaucoup d'entre eux ont renoncé à ce qu'ils pensent vraiment. Beaucoup d'entre eux ont harcelé leurs parents pour que ceux-ci fassent des dépenses inconsidérées en vêtement à la mode. Beaucoup d'entre eux cachent leurs goûts réels et leur personnalité réelle. Beaucoup d'entre eux passent des heures sur les réseaux sociaux et ainsi perdent leur capacité de concentration, en perdent parfois des heures de sommeil, et sont tourmentés à l'idée de publier des mots, des photos et des vidéos qui seront acceptés et likés.

 

Vous vous sentez exclu(e) de ce monde adolescents où tout le monde doit se ressembler. Si, au lieu d'envier les ados qui font la fête, vous profitiez de votre situation pour chercher des modèles plus passionnants, qui pourraient vous inspirer pour orienter votre vie ? Steave JobsMuhammad YunusAlbert EinsteinAntoine de Saint-ExupéryJ. K. RowlingPhilippe CroizonChristian et Marie-France des Pallières, Patrick, qui a gagné le combat pour sortir de la drogue, les personnes investies dans l'association Singa, qui se donnent pour accueillir les personnes qui arrivent dans notre pays, Thomas Pesquet, et bien d'autres qui se sont consacrés à leur passion.

Vous avez raison de penser que vous ne pouvez pas être comme eux : vous pouvez seulement être comme vous même, et réaliser ce pour quoi vous êtes fait vous-même. Être quelqu'un d'autre ne pourra jamais vous rendre heureux(se).

 

 

Est-ce du temps perdu ?

 

Chaque période et chaque étape de notre vie a pour but de nous rendre plus humain.

 

Avoir fait la fête pendant les années d'adolescence peut être un plus si c'est une période où on a réellement expérimenté la fraternité et le soutien entre amis.

Ne pas avoir fait la fête est parfois un regret très fort pendant les premières années de la vie adulte. Je pense cependant qu'un jeune adulte qui n'arrive pas à se remettre d'avoir manqué des fêtes, est quelqu'un qui a une conception de la vie bien superficielle. Regretter de ne pas avoir eu des amis, c'est autre chose.

 

En réalité, rien n'est jamais du temps perdu. Tout contribue à ce que nous sommes. Tout peut être utilisé dans des buts superficiels, ou pour désespérer, ou pour chercher à comprendre la vie, le monde, se comprendre soi-même et devenir plus respectueux(se) envers ce que sont les autres.

 

Le vrai bonheur, celui qui nous construit, c'est quand on est capable de vraiment accepter l'autre, et de l'aimer, et qu'on est aimé en retour.

Et celui qui aime vraiment les autres n'est pas comme celui qui cherche à se faire accepter, à plaire pour qu'on l'aime, à être gentil par peur d'être rejeté.

Celui qui a vraiment appris à aimer, il ne sera pas aimé de tout le monde mais il y aura des gens qui l'aimeront vraiment.

 

Pour aimer et être aimé ainsi, il faut s'accueillir soi-même, tel que l'on est en profondeur, tel que l'on est réellement.

 

Alors la première chose à faire pour que votre adolescence ne soit pas du temps perdu : refusez de haïr ceux qui n'ont pas su vous aimer.

 

Deuxième chose : découvrez ce qui vous passionne. Les autres ne vous font pas entrer dans leur groupe ? Profitez-en pour être libre de vos centres d'intérêts.

 

Plus vous vous connaîtrez vous-même, vos goûts, vos valeurs, votre conception du sens de la vie, les combats pour lesquels vous auriez envie de vous battre, etc., plus vous deviendrez une personne séduisante pour ceux qui regardent au-delà de ce que le groupe va accepter. Peut-être que le fait de ne pas avoir eu d'amour à l'adolescence sera la meilleure préparation pour avoir une relation amoureuse plus authentique à l'âge adulte.

 

L'adolescence est une période difficile pour de très nombreuses personnes. Est-ce qu'avoir une adolescence difficile c'est gâcher sa vie ? Tout dépendra si vous décider de rester dans la nostalgie de ce que vous n'avez pas vécu, ou si vous voulez accueillir ce que la vie vous réserve pour la suite.

 

 

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Catherine Cantenot,

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