Formée à

l'Institut des Sciences de la Famille

et titulaire de

l'attestation de qualification au

conseil conjugal et familial

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Avant Lyon : mon expérience à Bangkok auprès des mourants

19/04/2017

C'est une longue expérience humanitaire et humaine qui m'a conduite à choisir la profession de conseillère conjugale et familiale que j'exerce maintenant à Lyon.

 

Parmi les activités qui m'ont le plus marquée, il y a mon expérience d'accompagnement des mourants, en phase terminale du SIDA, dans un dispensaire de Bangkok, capitale de la Thaïlande, où ceux-ci n'avaient pas encore accès aux traitements découverts en Occident.

 

La fin de vie est vécue de manière radicalement différente selon les cultures. En Thaïlande, où la majorité des habitants sont bouddhistes, les personnes pensent que ce qu'elles vivent est le résultat de leur karma, c'est-à-dire de la somme des actes bons ou mauvais qu'elles ont posés dans leur vie présente ou dans une vie précédente.

Donc, les personnes qui souffrent pensent toutes qu'elles méritent leur souffrance, même si elles ne se souviennent pas avoir fait quoi que ce soit de mauvais, puisque cela peut venir d'une vie antérieure.

 

De ce fait, la révolte était très peu présente parmi les malades du SIDA de ce dispensaire. La plupart d'entre eux passaient directement à la phase de dépression. Dépression d'autant plus profonde que ces personnes étaient généralement rejetées par leur famille, et qu'elles s'attendaient à une vie ultérieure pire que l'actuelle : la plupart de ces malades avaient été atteints par le SIDA à travers des actes condamnés par le bouddhisme. Leur vie prochaine s'annonçait donc terrible.

 

Pour ces personnes en fin de vie, le fait que les membres de mon équipe, ainsi que, parfois, d'autres volontaires, consacrent du temps à les visiter, les écouter, les masser, leur tenir la main sans avoir peur d'être contaminés, était une surprise et une source d'espérance. C'était en contradiction avec l'opinion qu'elles avaient de leur propre valeur, et un signe qu'elles n'étaient peut-être pas promis à un destin si terrible, sinon elles n'auraient pas eu le droit d'éprouver la joie de ces moments partagés.

 

Née en 1974, j'avais 21 ans quand j'ai vécu cette expérience pour la première fois. Ma vision de la vie était plutôt négative à l'époque. C'est paradoxalement auprès de ces malades du SIDA que j'ai appris l'espérance et acquis un regard positif sur la vie. Ces personnes avaient eu une vie terrible, pleine de souffrances, de désespoir et de mépris. Les moments partagés avec eux, parfois sur quelques semaines avant leur mort, ont été tellement intenses, pleins de vie, pleins de joie et de bonheur - d'après les malades eux-mêmes -, que j'ai découvert qu'il n'était jamais trop tard pour qu'une vie prenne son sens, pour qu'une vie vaille la peine d'être vécue. Ce sont plusieurs de ces malades qui nous ont dit eux-mêmes avoir trouvé ce sens à leur vie à travers ces temps d'amitié. Et ils m'ont révélé le sens de ma propre vie.

 

 

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